19 juillet 2020 / Arlo Guthrie : City of New Orleans

10 septembre 2020

2020

Chers amis méli-mélomanes, 

 
Si vous souhaitez vous plonger dans une communauté hippie de la fin des années 60, avec ses utopies, ses mouvements contestataires et ses combis Volkswagen, je vous recommande de visionner le film d’Arthur Penn « Alice’s Restaurant ». On y suit le jeune Arlo Guthrie dans son propre rôle, trimbalant sa guitare, fumant et tentant d’échapper au service militaire. Film qui a surtout à notre époque un intérêt sociologique, historique. L’intrigue importe peu, mais ce témoignage à vif de la génération beatnik reste franchement intéressant. 
 
Et puis, évidemment la musique. Arlo Guthrie (né le 10 juillet 1947) bénéficie déjà d’une bonne hérédité puisqu’il est le fils de Woody Guthrie (1912 – 1967), le chanteur et guitariste folk le plus populaire depuis le milieu des années 50. La carrière du fils commence véritablement au moment où son père est emporté par la maladie de Huntington. Il sort alors son premier disque «  Alice’s Restaurant «  où il se moque du service militaire obligatoire à l’époque de la guerre du Vietnam.  Il participe le 15 août 1969 au festival de Woodstock où il interprète son plus célèbre titre Coming into Los Angeles.
 
C’est en 1971 qu’il connaît le succès avec « City of New Orleans », qui est un coup de génie mélodique et harmonique, Un bijou du point de vue des modulations et de l’arrangement. Joe Dassin ne s’y est pas trompé. 
Et que nous raconte cette chanson? Nullement la crise d’un couple d’amoureux au bord de la rupture!  Le compositeur, Steve Goodman (1948 -1984) raconte un voyage en train de nuit dans les 1500 kilomètres qui séparent Chicago de la Nouvelle-Orléans. 
 
Bon voyage donc, et n’oubliez pas que le port du masque est obligatoire! 
 
Gabrielle.

 
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Ridin’ on the City of New Orleans
A bord de la Ville de New Orleans
Illinois Central, Monday mornin’ rail
Gare d’Illinois Central, le train du lundi matin
Fifteen cars & fifteen restless riders
Quinze wagons et 15 conducteurs impatients
Three conductors, twenty-five sacks of mail
Trois controleurs, 25 sacs de courrier
All along the southbond odyssey
Tout le long de cette odysée qui nous entraîne vers le sud.
The train pulls out of Kankakee
Le train quitte Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields,
Passe le long de maisons, de fermes et de champs
Passing graves that have no name,
Dépasse des tombes anonymes/ qui ne portent pas de nom
Freight yards full of old black men,
Des dépôts pleins de vieux hommes noirs
And the graveyards of old rusted automobiles.
Et les cimetières de vieilles voitures rouillées.

 

[Chorus]
[Refrain]
Good mornin’, ‘merica, how are you ?
Bonjour, l’Amérique, comment ça va ?
Hey don’t you know me, I’m your native son.
Hey, tu ne me connais pas ? je suis né chez toi
I’m the train they call the City of New Orleans,
Je suis le train qu’on appelle La Ville de New Orleans
I’ll be gone 500 miles when the day is done.
Je serai à 500 miles d’ici quand le jour sera fini

Dealing cards with the old men in the club car
On joue aux cartes avec les vieux dans le wagon-salon
Penny a point, ain’t no one keepin’ score
Un penny le point, (mais) personne ne compte
Pass the paper bag that holds the bottle,
On se passe le sac en papier qui cache la bouteille
And feel the wheels grumblin’ neath the floor
Et on sent le grondement des roues sous le plancher
And the sons of Pullman’s porters and the sons of engineers
Et les fils des porteurs de chez Pullman et les fils des ingénieurs
Ride their fathers’ magic carpet made of steel
Voyagent sur le tapis magique d’acier de leurs pères
Mothers with their babes asleep, rockin’ to the gentle beat
Des mères avec leurs bébés endormis, bercés par le doux tempo
And the rhythm of the rails is all that they feel.
Et tout ce qu’ils sentent c’est le rythme des rails.

Night time on the City of New Orleans,
C’est la nuit sur La Ville de New Orleans
Changin’ cars in Memphis, Tennessee
On change à Memphis, Tennessee.
Halfway home, we’ll be there by mornin’
On est à mi-chemin, on sera arrivé au matin
Thru the Mississippi darkness rollin’ down to the sea.
A travers l’obscurité du Mississippi on roulera vers la mer
But all the towns and people seem to fade into a bad dream
Mais toutes les villes et les gens semblent se dissoudre comme dans un mauvais rêve
And the steel rail still ain’t heard the news
Et le rail d’acier n’a pas encore entendu la nouvelle
The conductor sings his song again
Le contrôleur nous ressort son petit couplet :
“the passengers will please refrain”
 » les passagers voudront bien ne pas se laisser aller,
This train has got the disappearin’ railroad blues.
Ce train a le blues des voies/fantômes/ qui disparaissent « .  

À propos de gabygaby39

Un peu de poésie dans un monde de brutes, quelques vers pour voir le monde autrement et surtout par le trou de notre nombril, des jeux sur les sons et les sens pour créer l'impossible, bref pour rompre notre accoutumance qui rend la réalité invisible...

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