06 Septembre 2020 / Annie Cordy : Quatre pétales – La ballade de Calamity

10 septembre 2020

2020

Chers amis méli-mélomanes, 

 
Ah! Ce que je l’aimais, notre Anicordy ! Sa joie de vivre, sa drôlerie, sa générosité! Comme tout cela faisait du bien, dès qu’ elle apparaissait dans les émissions de variétés, sur scène ou au cinéma ! Tout de suite, on se sentait bien, en confiance, on avait du soleil plein la tête , des chatouillis dans les zygomatiques, de l’optimisme à revendre! 
Je l’avais adorée autant dans « Le Chanteur de Mexico  » (1956) que dans « Les Souvenirs » (2014). Je me souviens que j’avais eu la chance de la voir deux fois  au théâtre. Une fois dans « Merci Apolline » ( en 1986) où elle jouait le rôle d’une femme de ménage qui sauve son patron de la démence lors d’une séquestration. L’autre fois dans « La Célestine  » ( en 1993), pièce de 1499 de Fernando de Rojas où elle jouait une entremetteuse sans scrupules qui ne craint Dieu ni Diable…
Pour ma chanson du dimanche, le choix est immense, entre les comédies musicales comme « Visa pour l’Amour » ou « Hello, Dolly! » et ses chansons qui firent les grand samedis soirs des Carpentier. Je vous épargnerai « Tata Yoyo » et « Cho Ka Ka O »,qui n’est pas ce qu’elle a fait de mieux!  A noter quand même que j’ai découvert hier la renversante version de « Tata Yoyo » par Grand Corps Malade (https://www.youtube.com/watch?v=-Yrni-9DKbQ) : ça , ça vaut le coup d’oreille! 
 
Je n’ai pas choisi non plus son chef d’oeuvre incontesté qui la rendit célèbre pour l’éternité – autant que Claude Françoué -  et lui assure sa place au paradis des fantaisistes. Ne mentez pas: je vous entends entonner devant votre écran d’ordinateur: « J’voudrais bien – ouin, ouin, ouin – mais j’peux point – ouin, ouin, ouin.  » Dieu vous pardonne, ça arrive à tout le monde.
 
Je vous offre deux  chansons qui ont bercé mon enfance. 
La première est issue d’un film de guerre de Claude Bernard-Aubert, Les Portes de feu (1972) où Annie Cordy joue le rôle d’une infirmière prisonnière des Allemands pendant une offensive de Rommel dans le désert en 1942. Très belle mélodie et texte très mélancolique. 
Le deuxième est une de ces fantaisies clownesques, marque de fabrique du répertoire drôlatique de notre talentueuse artiste, à la fois chanteuse, comédienne et danseuse. Un monument irremplaçable.
 
Bon dimanche à vous tous, 
 
Gabrielle. 
 
 
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Une fleur, quatre pétales
Un jardin parmi le sable
De vous tous il ne me reste
Qu’un printemps que je regrette
Tout sur terre est provisoire
Les tambours un jour s’arrêtent
Et nos plus belles victoires
Ont le goût de la défaite

Un dernier geste de la main
Et nos amis s’en vont si loin
Que notre cœur fait avec eux
Bien du chemin
Un jour plus tard
L’oubli viendra
Mais oui bien sûr que je vous vois
Soyez gentil
N’en parlons plus
Ca sert à quoi

Vous ne pouvez pas comprendre
Que mon avenir s’effeuille
Vous ne pouvez pas comprendre
Aujourd’hui laissez-moi seule

Quand nos amis s’en vont ailleurs
On ne voit plus s’ouvrir les fleurs
Même au printemps on a l’hiver
Au fond du cœur
Mais oui bien sûr d’autres viendront
D’autres amis, d’autres saisons
Mais sauront-ils me faire aimer
D’autres chansons

Hum hum hum hum
Quatre pétales
Hum hum hum hum
Parmi le sable
Une rose si jolie
Une rose si fragile

 
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Calamity était une beauté !

Tout le portrait de son père.
Elle avait, comme lui, des yeux ravageurs
et une jolie barbe en fleur !
Pop
Calamity était au berceau
quand elle a bu par mégarde
un biberon de gin c’est ce qui explique
qu’elle avait un drôle de tic
Abelewaup

Kiliwatt Kiliwatt Tikatika Tchiwiwi
L’heure à qui ? A Cala-pp pp-mity !

Calamity avait un cheval
qui avait peur des Peaux-rouges
Et la moindre plume avait pour effet
de lui donner le hoquet
hoc hoc !
Calamity pour qu’il ne voit rien
lui mettait des lunettes noires
Et pour arrêter le fameux hoquet
elle donnait deux coups de sifflet
uit uit !

Kiliwatt Kiliwatt Tikatika Tchiwiwi
L’heure à qui ? A Cala-pp pp-mity !

Calamity était raffinée
Elle aimait qu’on la courtise
Quand on lui faisait un beau madrigal
Elle riait comme un chacal
eh eh eh !
Calamity quand venait la nuit
allait chasser le coyote
Et pour l’attirer vers son piège à loup
Elle imitait le hibou
ouh ouh !

Kiliwatt Kiliwatt Tikatika Tchiwiwi
L’heure à qui ? A Cala-pp pp-mity !

Calamity eut une jambe de bois
C’était une jambe en érable
Et l’on entendait chaque fois qu’elle passait
La jambe de bois qui grinçait
pwrinc pwrinc !
Calamity traversa l’désert
Ne mangeant que des sauterelles
Ce qui vous explique que jusqu’à sa mort
Elle garda beaucoup d’ressort !
doing doing !

Kiliwatt Kiliwatt Tikatika Tchiwiwi
L’heure à qui ? A Cala-pp pp-mity !

eh eh eh ! eh eh eh ! groink groink groink groink
ouh ouh oh la la oh la la …..
eh eh eh ! eh eh eh ! groink groink groink groink
ouh ouh oh la la oh la la …..

C’était une vraie cala-pp pp-mité 

À propos de gabygaby39

Un peu de poésie dans un monde de brutes, quelques vers pour voir le monde autrement et surtout par le trou de notre nombril, des jeux sur les sons et les sens pour créer l'impossible, bref pour rompre notre accoutumance qui rend la réalité invisible...

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