12 Mars 2019 / Alain Delon : Laetitia

18 mars 2019

2019

Chers amis méli-mélomanes, 
 
Je ne sais pas qui ou quoi m’a mis en tête de vous causer  « musiques à l’écran » en ce mois de mars, mais c’est encore une chanson extraite d’un film que je vous propose aujourd’hui. 
J’en parlerai sans doute à l’occasion et à la bibliothèque de La Ferté à quelques privilégiés d’entre vous: le trop jeune disparu François de Roubaix (1939 – 1975) a composé quelques mélodies inoubliables, et s’il avait préféré la piscine (de Roubaix) aux eaux troubles des Canaries, il serait devenu aussi grand que Legrand. 
Quand cet autodidacte compose la musique du film « Les Aventuriers » en 1966, il a déjà travaillé pour le réalisateur Robert Enrico l’année précédente sur le tournage des « Grandes gueules ». « Les Aventuriers » , ce sont deux grandes et belles gueules de l’époque: Lino Ventura et Alain Delon. Tous deux tombent amoureux de la même femme: Laetitia, jouée par Joanna Shimkus. Déjà, que les histoires d’amour se finissent mal (en général), alors vous pensez bien que deux hommes pour une femme, ça en fait un de trop. Bref, je ne vous raconte pas la fin du film, mais ajoutez à cela une attaque de mercenaires, et vous n’aurez qu’à sortir vos mouchoirs. 
La ballade qui va bercer votre début de semaine est interprétée par Alain Delon.  A partir de ce film, François de Roubaix connaîtra pendant 8 ans le succès,  travaillera pour d’autres réalisateurs (José Giovanni, Yves Boisset, Jean-Pierre Mocky) et composera des musiques de génériques (comme Chapi-chapo). Son dernier coup de génie a été celui du vieux fusil. 
 
Laissez-vous envouter par la voix chaude de notre Delon national…une chanson dont le texte a une étrange résonance sous-marine quand on connait le destin de François de Roubaix. 
 
Amitiés bien terrestres, 
 
Gabrielle. 
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Laetitia je ne savais pas

Que tu étais tout pour moi
Un oiseau chantait tout près de moi
Mais je ne l’entendais pas
Et tu vivais innocente, éphémère
Tu habillais nos printemps de chimère

Laetitia je ne savais pas
Que la vie n’est rien sans toi
L’oiseau fragile un jour s’est abattu
La mort ne l’a pas rendu
Et tu reposes dans le bleu de la mer
Toi qui colorais de bleu nos chimères

Un oiseau chantait près de moi
Jamais il ne reviendra
Laetitia, non je ne savais pas
J’étais amoureux de toi !

À propos de gabygaby39

Un peu de poésie dans un monde de brutes, quelques vers pour voir le monde autrement et surtout par le trou de notre nombril, des jeux sur les sons et les sens pour créer l'impossible, bref pour rompre notre accoutumance qui rend la réalité invisible...

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