15 Mars 2015 / Ricet-Barrier : Isabelle, v’là l’printemps!

11 février 2019

2015

Chers amis des quatre saisons

 
Tout le monde l’a remarqué: le printemps revient! Les jours rallongent en même temps que les jupes raccourcissent, le doux chant de la tondeuse du voisin gazouille dès potron-minet le dimanche, Bourges se réveille de sa léthargie berrichonne pour se mettre à la  chanson, les bancs publics sont pris d’assaut par des amoureux au printemps de leur vie, chacun pense à son grand ménage qui vide les greniers et remplit les déchetteries, les hirondelles se disent qu’il va falloir aller bosser, et Stravinsky dans sa tombe soupire: « Sacré printemps! »
 
Et les travaux des champs recommencent…
 
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Bon dernier dimanche  d’hiver!
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Isabelle, debout! Voilà le printemps!
Eh ben, vas-y! Ah cette feignante vieux!
Bon dieu, voilà le printemps qui s’amène.
Va falloir retourner aux champs.
Labourer, sarcler, toute la semaine
Bon dieu, le printemps c’est fatiguant.
Fini de faire la cour aux fumelles, les soirs d’hiver à la veillée.
Quand le printemps vient, tire la ridelle
Tout le monde aux champs jusqu’au coucher.
Oh ouais, vieux! Isabelle! Faut que je ferre le cheval!
Amène l’enclume! Eh ben, vas-y! Oh cette feignante vieux!
Le printemps on dit que ça sent la rose, le lilas et puis le jasmin.
Pour moi, le printemps ça sent autre chose
Puisqu’on cure la tonne à purin.
Finis de faire la cour aux fumelles, les soirs d’hiver à la veillée
Le printemps fait gonfler les mamelles
C’est celles des vaches qu’il faut tirer.
Ouais, vieux! Isabelle! Tiens bon le taureau! J’amène Blanchette!
Eh ben, vas-y! Ah cette nom de dieu de feignante!
Au printemps, on dit que les gamines
Elles se mettent des robes claires à pompons.
Je la vois l’Isabelle en mousseline, en train de curer l’auge à cochons.
Fini de faire la cour aux fumelles, les soirs d’hiver à la veillée.
Il n’y a plus de mâles n’y a plus de fumelles
Quand le charançon y se met dans le blé.
Oh là, vieux! C’est ben la catastrophe, ça! Isabelle!
Pousse un peu le tracteur! Je suis embourbé! Eh ben, vas-y!
Oh cette, oh cette!
Le blé jaunit, le printemps se termine, arrive le repos de la Saint-Jean
Les gars vont courir les gamines
Ils vont se faire des choses les « malhounètes ».
On va faire la cour aux fumelles puisque la Saint-Jean est revenue.
Viens t’en par là mon Isabelle, on va rattraper le temps perdu.

Ouh t’iou! Eh ben, vas-y! Oh cette feignante!

À propos de gabygaby39

Un peu de poésie dans un monde de brutes, quelques vers pour voir le monde autrement et surtout par le trou de notre nombril, des jeux sur les sons et les sens pour créer l'impossible, bref pour rompre notre accoutumance qui rend la réalité invisible...

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